3 légionnaires défendent une jeune fille dans le métro parisien, ils sont poursuivis par la justice

Trois légion­naires en per­mis­sion sont venus en aide dimanche à une jeune fille vic­time d’un vol à l’ar­rachée. Ils ont été placés en garde à vue et sont pour­suiv­is pour ne pas avoir été assez ten­dres avec le voleur. Un drôle de mes­sage envoyé aux vic­times, quand on sait com­bi­en les vols à l’ar­rachée sont courants à Paris et à quel point il est rare que les coupables passent devant le juge. Ces agres­sions quo­ti­di­ennes sont reléguées dans la rubrique “chiens écrasés” tan­dis que le manspread­ing affole la presse.

« Si c’est pour se retrou­ver en garde à vue, la prochaine fois, on n’interviendra pas pour défendre une vic­time », ont-ils soupiré lors de leur garde à vue.

Le Parisien relate ain­si les faits :

Ce mar­di, trois légion­naires devaient être présen­tés à un mag­is­trat. Et jugés. Les trois mil­i­taires ont été déférés au par­quet de Paris après une garde à vue pro­longée. La jus­tice leur reproche d’avoir eu « la main un peu lourde » en voulant défendre une jeune fille qui se fai­sait vol­er son télé­phone portable dans le métro.

Les trois mil­i­taires n’étaient pas en ser­vice. Les faits ont eu lieu dimanche à 6h45 du matin dans un wag­on du métro, au niveau de la sta­tion Saint-Ambroise (XIe) sur la ligne 9. Un jeune homme, mineur, arrache le portable d’une jeune fille, sort du métro à l’arrêt et s’enfuit. Trois légion­naires en per­mis­sion et en goguette à Paris, âgés de 21 et 24 ans, témoins du vol, se met­tent à ses trouss­es. Ils courent et rat­trapent le voleur dans la rue, au niveau de l’impasse Tru­il­lot, der­rière le boule­vard Voltaire (XIe). « Le gamin ne s’est pas lais­sé faire, con­fie une source proche du dossier. Ils se sont bat­tus. On va dire que les légion­naires y sont allés un peu fort ! »

L’enquête a été con­fiée à la BRF (Brigade des réseaux fer­rés) puisque l’affaire avait com­mencé dans le métro.

Lors de la rixe, le jeune voleur a eu une dent cassée. Le trio de légion­naires et le voleur, sans papiers d’identité, sans adresse, ont été placés en garde à vue. « Au par­quet, ils n’étaient pas d’accord sur la suite à don­ner, souf­fle une source proche du dossier. Le dossier s’est bal­adé. Cer­tains voulaient laiss­er tomber pour les mil­i­taires. Pour finir, une sub­sti­tut du pro­cureur a décidé de pour­suiv­re les légionnaires. »

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