Polanski et Ladj Ly : les droits femmes sacrifiés à la cause antiraciste [Vidéo]

“La cérémonie des Césars 2020, qui a consacré deux auteurs de violences misogynes dont un violeur, est une manifestation éclatante de la manière dont les féministes sont utilisées comme des marche-pieds par les militants antiracistes qui les zappent après usage et qui n’hésitent pas, dès qu’ils en ont besoin, à cracher sur les féministes. Être l’auteur de violences misogynes avérées et même de crimes misogynes n”a jamais empêché qui que ce soit de faire carrière dans l’antiracisme, d’être intégré dans les cercles antiracistes, tandis que le moindre propos raciste (sans que la moindre violence ait été commise ni même qu’aucune intention de commettre la moindre violence soit formulée) entraîne automatiquement l’expulsion hors des mouvements féministes institutionnels. Il faut donc une remise en question à ce niveau, que les féministes se demandent pourquoi elles servent constamment les intérêts du lobby antiraciste quitte à détruire et ostraciser des féministes, tandis que les antiracistes n’ont aucun problème à mettre en avant des antiféministes, des misogynes, des violeurs et des types qui participent à des crimes d’honneur.”

“Les Césars ont toujours été la célébration d’un art officiel, ont toujours été politisés et moralisateurs, ont toujours œuvré à définir l’acceptable et l’inacceptable. Quand ils récompensent un violeur, ils proclament tout simplement l’acceptabilité sociale du viol. Le film de Polanski a été réalisé grâce à des subventions publiques, or les subventions publiques sont attribuées en large part selon des critères moraux et politiques. Il n’y a qu’à voir la quantité de film cucul la praline d’une nullité abyssale qui ne sont subventionnés que parce qu’ils diffusent un message de vivre-ensemble et d’amour du prochain. Le cinéma social est subventionné et primé pour des raisons évidemment politiques et morales. Ca dérangeait personne quand le préchi-précha était uniquement antiraciste, on ne hurle à la dictature moralisatrice que depuis que les féministes réclament les mêmes choses que les antiracistes. En 2020, un militant néonazi, aussi talentueux soit-il, ne pourrait jamais obtenir un centime de subvention publique pour un film ; et quand bien même il réaliserait un chef d’œuvre, il ne pourrait pas obtenir une seule nomination aux Césars. Les Césars sont une instance officielle de la culture officielle gavée de subventions, les Césars fixent ce qui est moralement acceptable et inacceptable, et donc, en récompensant Polanski et Ladj Li, ils proclament que pour eux, des viols et des violences misogynes, ça fait partie des choses acceptables. Être un violeur fugitif recherché par Interpol n’est pas rédhibitoire. Les défenseurs de Polanski prétendent que la célébration de Polanski montre que l’Art a triomphé de la moraline. La réalité c’est que récompenser Polanski c’est juste l’expression de leur morale. Et que leur morale est tolérante avec les crimes sexuels.”

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