Croyant “faire une bonne action”, une chrétienne recueille un migrant : il la viole à dix reprises et la blesse gravement

«J’ai été si naïve que je lui ai proposé de rester dans la chambre d’amis. Je me suis dit : «Pourquoi ne pas faire une bonne action !» Je suis très croyante» a déclaré lundi au tribunal de Bâle (Suisse) la victime d’un SDF bulgare. L’homme qu’elle pensait devoir aider en l’accueillant chez elle l’a violée à plusieurs reprises pendant 3 mois, avec une brutalité telle que “la victime a dû être transportée par ambulance à l’hôpital où les chirurgiens ont été obligés de lui greffer un anus artificiel”, rapporte le Ministère Public.

Les faits se sont produits en 2017. La femme, malade, et son futur tortionnaire “ont appris à se connaître par l’intermédiaire d’une bonne amie au zèle religieux poussé. C’est dans l’église San Matteo qu’ils ont été présentés”, relate 20 minutes.

“J’ai été si naïve que je lui ai proposé de rester dans la chambre d’amis. Je me suis dit: «Pourquoi ne pas faire une bonne action !» Je suis très croyante» a déclaré la victime. Mais quand il est arrivé à la maison, il est tout de suite passé à l’action. Il l’a tenue par les bras, lui a arraché son pantalon et l’a traînée au lit. Puis il l’a violée. «J’étais si horrifiée! Ça m’a tellement fait mal !» raconte-t-elle, en larmes. Des mois d’horreur et de violence sexuelle ont suivi. Il aurait abusé d’elle plus d’une dizaine de fois.

Le violeur est condamné … mais n’ira pas en prison

Le procureur a requis cinq ans de prison une expulsion de Suisse pendant douze ans. Le verdict est tombé mardi : le violeur écope de 2 ans de prison avec sursis pour abus sexuel et 10 ans d’expulsion de Suisse. Sa culpabilité est reconnue mais il ne mettra pas les pieds en prison.

Les institutions chrétiennes persistent à appeler les femmes à accueillir des migrants malgré le nombre croissant de viols et agressions

Accueil inconditionnel de l’Autre, “charité“, “renoncement à soi-même”, “amour du prochain”, “tendre l’autre joue”, recherche du martyre : partout en Europe, de plus en plus de femmes subissent dans leur chair les ravages des injonctions chrétiennes. L’an dernier, c’est une jeune italienne, Pamela Mastropietro, qui a été violée et démembrée par Innocent Oseghale, dealer de drogue nigérian défendu avec fanatisme par les institutions ecclésiastiques locales, comme nous le détaillions dans notre article consultable ici.

“Exclu du programme de protection des réfugiés après avoir été pris en flagrant délit et en attente d’expulsion d’Italie”, Oseghale “avait été désigné par le curé comme une personne ayant besoin d’aide.” Et pendant trois mois consécutifs, 450 euros mensuels avaient été collectés auprès des fidèles et versés à Oseghale afin de payer le loyer de l’appartement où il vivait. C’est dans cet appartement “assez luxueux” que la jeune femme fut assassinée et que son corps fut démembré pour être réparti dans deux valises.

Le 14 janvier 2018, “Oseghale était monté sur la chaire pour lire la lettre écrite par le pape François pour célébrer la journée mondiale des migrants. La communauté lui avait donné un panier avec des couvertures et des denrées alimentaires”, selon Il Giornale. Il tue Pamela deux semaines plus tard.

L’affaire a fait scandale en Italie mais l’Eglise, malgré les preuves accablantes de sa responsabilité, n’a jamais presenté ses excuses. L’avocat de la famille de la victime s’est même montré choqué par l’attitude de l’évêque de Macareta.

Les migrants sont “nos frères”, “des signaux que le seigneur nous envoie”, “des prophètes de l’appel de Dieu renoncement à soi-même et à l’amour du prochain”

L’Eglise maintient sa position : “Le phénomène migratoire est indéniablement une réalité complexe, difficile à gérer, mais nous aurions tort d’oublier que celui-ci, avec la grâce de Dieu, est l’Avent d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre, où nous nous découvrirons frères les uns des autres, enfants d’un même Père”, peut-on lire sur le site officiel de l’Eglise catholique.

Depuis 2015, à la demande du Pape lui-même, chaque paroisse d’Europe a le devoir d’accueillir des migrants. Dans la plupart des paroisses, les fidèles sont encouragés à accueillir des migrants dans leur propre domicile, notamment via le Réseau Welcome organisé par les Jésuites.

L’Evêque auxiliaire de Paris déclarait il y a peu : “Au lieu de se laisser entrainer à les considérer comme une menace, nous sommes invités par l’Église à regarder ces familles en situation de migration comme un signe et une invitation (…) Les migrants sont une invitation à changer d’attitude. Ils nous questionnent sur ce qui oriente nos vies : nos peurs et nos préjugés, notre compassion et notre charité, notre vision de la personne et de sa dignité. Les migrants et les réfugiés deviennent de précieux avertisseurs de la qualité de vie évangélique de deux qui croisent leur route. Ils sont d’abord des frères et des sœurs qui nous révèlent à nous-mêmes. Ils sont pour nous comme des signaux que le Seigneur nous envoie pour nous réveiller et nous convertir. Ils sont des prophètes de l’appel de Dieu au renoncement à soi-même et à l’amour du prochain (…).

Il ne s’agit pas seulement de migrants, il s’agit du Christ lui-même assis au bord du puits de Jacob et mendiant auprès de nous un peu d’eau. « Si tu savais le don de Dieu et celui qui te demande, c’est toi qui lui aurais demandé » (Jn 4, 10).”

Visuel diffusé par l’Eglise catholique

 

Autre article de Bellica

Une collégienne visée par une sanction disciplinaire pour un simple débardeur, jugé “indécent”

“C’est indécent, elle provoque les garçons”. Une jeune fille en classe de...
En savoir plus