Burkini dans les piscines publiques : la municipalité de Rennes dit oui

La société et la mode ont évolué”, a déclaré Yvon Léziart, con­seiller délégué aux sports à la ville de Rennes, inter­rogé par Ouest France sur le burki­ni dans les piscines ren­nais­es.

Lun­di dernier à la piscine Gayeulles de Rennes, des nageurs ont été sur­pris de voir une femme nag­er en burki­ni, cou­verte des pieds à la tête. La presse locale a con­tac­té la munic­i­pal­ité de Rennes pour en savoir plus. Le con­seiller délégué aux sports a indiqué que « les seuls impérat­ifs qui doivent entr­er en compte sont l’hygiène et la sécu­rité. Il faut que la tenue de bain soit dans une matière, par exem­ple le lycra, com­pat­i­ble avec la pra­tique de la nage. Le mail­lot ne doit pas être non plus porté avant d’entrer dans la piscine et les nageurs doivent se douch­er et se savon­ner avant de pénétr­er dans le bassin. »

Con­cer­nant la laïc­ité, « il n’y a pas de prob­lème non plus” estime Yvon Léziart : “Dans tous les étab­lisse­ments publics, la laïc­ité est la règle. Le nom­bre de femmes nageant avec un burki­ni est de toute façon très faible à Rennes. »

Sur inter­net, de plus en plus d’en­seignes de mode islamique pro­posent des burki­nis à la vente. La plu­part du temps, le vis­age du man­nequin est flouté ou sup­primé pour ne pas heurter les con­vic­tions des croy­ants. Par­fois, ce sont même les mains qui sont cachées.

 

Un burki­ni sur le site nabira.fr