Un festival du film romantique inauguré par un maire … condamné pour violences conjugales

Le 33e fes­ti­val du film roman­tique de Cabourg sera cette année dédié à “la cause des femmes”. Du 13 au 16 juin, cinquante films seront pro­jetés dans la ville nor­mande et la pre­mière soirée sera dédiée à une asso­ci­a­tion de lutte con­tre les vio­lences faites aux femmes. Suzel Pietri, déléguée générale du fes­ti­val, a annon­cé  que les films présen­tés célébreront « l’amour, la lib­erté sex­uelle. Ce qui compte, c’est d’aimer », et que la pro­gram­ma­tion met­tra à l’hon­neur « des femmes qui ont été opprimées et qui s’affirment, des femmes qui subis­sent les plus grandes injus­tices dans le monde. C’est une édi­tion qui pousse l’amour très loin, vers plus d’humanisme et une plus grande égal­ité ».

Prob­lème : les fes­ti­val est cha­peauté par le pro­duc­teur et maire de Cabourg, Tris­tan Duval, con­damné l’an passé à trois mois de prison avec sur­sis pour vio­lences sur sa con­jointe.

Les faits se sont déroulés en pleine rue, à Cabourg, le 7 août 2017, aux alen­tours de 22h30. Le cou­ple, mar­ié depuis 2016, se dis­pute. L’épouse de Tris­tan Duval lui annonce qu’elle souhaite met­tre fin à leur rela­tion. L’élu réag­it en por­tant plusieurs coups, qui valent à la vic­time une côte cassée, une plaie à l’ar­cade, un hématome à la pomette et une trace à l’ho­mo­plate (14 jours d’ITT). Tris­tan Duval a nié avoir frap­pé son épouse alors même que plusieurs pas­sants ont assisté à la scène et ont témoigné à la police. Les enfants de Tris­tan Duval, issus d’un pre­mier mariage, ont égale­ment témoigné con­tre leur père : “ils racon­tent qu’il a pro­jeté sa femme par terre, qu’il l’a main­tenue au sol et qu’elle a été oblig­ée de le mor­dre pour se dégager”, lit-on sur France 3 Nor­mandie.

Bien que con­damné pour vio­lences con­ju­gales, Tris­tan Duval n’a pas reçu de peine d’inégi­bil­ité, ce qui lui per­met, aujour­d’hui, d’être maire et de se pos­er en cham­pi­on de la cause des femmes. La mil­i­tante fémin­iste Yael Mel­lul n’a pas caché sa per­plex­ité : “Pour vous c’est ça le roman­tisme ? a‑t-elle lancé aux spon­sors de l’événe­ment. Être parte­naire d’un fes­ti­val du film roman­tique sous les aus­pices d’un maire… con­damné en pre­mière instance pour vio­lences con­ju­gales ?”

 

 

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