Il est temps que les fausses féministes rendent des comptes

L’an­ci­enne secré­taire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Mar­lène Schi­ap­pa, fraîche­ment nom­mée min­istre déléguée chargée de la citoyen­neté, fait face à de vio­lentes attaques de la part de l’ul­tra-gauche, qui la traîne dans la boue depuis qu’elle a réclamé l’ex­pul­sion, à l’is­sue de leur peine, des étrangers con­damnés pour vio­lences misog­y­nes. Dans une tri­bune pub­liée le 14 juil­let dans le JDD, des mil­i­tantes de gauche se récla­mant du fémin­isme vitupèrent con­tre le “dis­cours fémona­tion­al­iste [sic] indigne de Mar­lène Schi­ap­pa”. Que reprochent-elles à Mar­lène Schi­ap­pa ? D’avoir déclaré avant-hier : « Si la mai­son de votre voisin s’effondre, vous l’accueillez. S’il se met à tabass­er votre sœur, vous le virez ! C’est du bon sens. »

Les gau­cho-fémin­istes qui qual­i­fient l’ex­pul­sion des vio­leurs de “dou­ble peine” se font les com­plices des organ­isa­teurs de la tolérance envers les vio­lences mas­cu­lines. Ces mil­i­tantes hurlent à l’in­jus­tice face au pro­jet de Mar­lène Schi­ap­pa de faire expulser à l’is­sue de leur peine les étrangers auteurs de vio­lences con­tre les femmes. Elles qual­i­fient cette mesure de “dou­ble peine”, comme si exclure sociale­ment les vio­leurs et tabasseurs de femmes en plus de les sanc­tion­ner pénale­ment con­sti­tu­ait une insup­port­able injus­tice.

Ain­si donc, des mil­i­tantes pré­ten­du­ment fémin­istes, qui touchent des sub­ven­tions au titre de défend­er­ess­es des droits des femmes, qui représen­tent le fémin­isme français à l’échelle nationale et inter­na­tionale, se mobilisent pour défendre les droits des vio­leurs. L’heure des comptes a son­né.

Nous, fémin­istes, ne pou­vons plus tolér­er vos trahisons. Nous ne pou­vons plus tolér­er que les gau­cho-fémin­istes fassent régn­er la ter­reur au sein du fémin­isme français pour faire avancer l’a­gen­da poli­tique de leurs par­tis d’ex­trême-gauche mori­bonds. Nous ne pou­vons plus tolér­er que le fémin­isme serve de cau­tion à votre mil­i­tan­tisme pour les droits des vio­leurs. Nous ne pou­vons plus tolér­er qu’une poignée de mil­i­tantes d’ul­tra-gauche détourne des sub­ven­tions allouées aux droits des femmes et monop­o­lisent la parole médi­a­tique fémin­iste pour faire croire à l’opin­ion publique que le vrai fémin­isme, c’est accueil­lir à bras ouverts les vio­leurs du monde entier et les salafistes. Nous ne pou­vons plus sup­port­er que vous abus­iez de la naïveté des jeunes fémin­istes pour trans­former le fémin­isme en chas­se gardée de l’ul­tra-gauche, véri­ta­ble Juras­sic Park de toutes les viéseries com­mu­nistes dont les Français­es ne veu­lent plus. Nous ne pou­vons plus accepter qu’à la manière de cer­bères, vous bar­riez l’en­trée du fémin­isme à la majorité des femmes de notre pays en exigeant d’elles qu’elles se fassent les ser­pil­lières de l’is­lam.

La France n’a pas vocation à devenir une terre d’asile pour les violeurs

Si exclure les vio­leurs du ter­ri­toire nation­al en plus de les con­damn­er à de la prison con­stitue “une dou­ble peine”, alors, avec le même raison­nement, les gau­cho-fémin­istes pour­raient qual­i­fi­er d’in­juste dou­ble peine les mesures d’éloigne­ment du domi­cile pronon­cées à l’en­con­tre des con­joints vio­lents en sus de leur peine de prison ou d’a­mende. Avec le même raison­nement tou­jours, l’ex­trême-gauche pour­rait pleur­nich­er à la “dou­ble peine” lorsqu’un employeur décide, dans le but d’as­sur­er à ses employées un cadre de tra­vail sécurisé, de licenci­er un de ses employés suite à sa con­damna­tion pour des vio­lences misog­y­nes. Si demain, Gérald Dar­manin était con­damné par la jus­tice pour le viol et le chan­tage sex­uel dont il est accusé, et que le Prési­dent le démet­tait de ses fonc­tions, les gau­cho-fémin­istes défendraient-elles le pau­vre bichon au motif que celui-ci aurait reçu une dou­ble peine, la con­damna­tion en jus­tice et l’ex­clu­sion pro­fes­sion­nelle, et que ce serait une iné­gal­ité par rap­port à ceux qui n’ont écopé que d’une con­damna­tion au tri­bunal ? J’e­spère que non, et pour­tant, ce serait rigoureuse­ment la même logique à l’œuvre.

Com­ment ces mil­i­tantes de gauche osent-elles se réclamer du fémin­isme quand leur fémin­isme con­siste à étaler une com­pas­sion écœu­rante — et plus que sus­pecte — envers les vio­leurs et tabasseurs de femmes con­damnés par la jus­tice ? Vous n’avez pas le droit de vous réclamer du fémin­isme pour plain­dre les pau­vres petits vio­leurs expul­sés à l’is­sue de leur con­damna­tion. Vous trahissez le fémin­isme quand vous l’in­stru­men­talisez pour exiger que les Français­es et les Français fassent des efforts pour inté­gr­er les vio­leurs étrangers. La France n’a pas voca­tion à être une terre d’asile pour les vio­leurs, et si demain, le Maroc expul­sait un vio­leur français vers la France à l’is­sue de sa peine, nous, fémin­istes de toutes sen­si­bil­ités poli­tiques, auri­ons le devoir de respecter cette déci­sion et d’ex­iger de l’État français des garanties quant au suivi de ce crim­inel.

Diplomatie féministe : pour une coordination mondiale de la gestion des déchets misogynes

Au lieu de con­sacr­er des ressources fémin­istes à militer con­tre l’ex­pul­sion des délin­quants et crim­inels misog­y­nes par soumis­sion à l’a­gen­da de la gauche pro-lax­isme judi­ci­aire, enga­geons-nous dans la diplo­matie fémin­iste et inspirons-nous des mod­èles à suiv­re. L’Aus­tralie a mis en place une poli­tique inter­na­tionale de ges­tion respon­s­able des pédocrim­inels, dont nous devri­ons tous nous inspir­er. L’Aus­tralie a mis en place des dis­posi­tifs de col­lab­o­ra­tion avec divers pays asi­a­tiques touchés par le tourisme sex­uel. Lorsqu’un ressor­tis­sant aus­tralien est arrêté pour pédocrim­i­nal­ité dans ces pays, les autorités aus­trali­ennes col­la­borent avec les autorités locales, puis les pédocrim­inels aus­traliens sont ren­voyés en Aus­tralie soit à l’is­sue de leur peine en Asie, soit pour y effectuer la peine pronon­cée par le pays asi­a­tique, et ensuite, une fois le détenu libéré, son passe­port lui est con­fisqué afin qu’il ne puisse plus com­met­tre de nou­veaux crimes et dél­its sex­uels à l’é­tranger. Tout pédocrim­inel qui tente de quit­ter le ter­ri­toire risque 5 ans de prison.

Notre rôle de fémin­istes est de réclamer une diplo­matie fémin­iste : la France devrait pass­er des accords avec des pays étrangers pour instau­r­er des mesures sim­i­laires en matière de pédocrim­i­nal­ité et vio­lences faites aux femmes. Mieux encore, la France devrait faire pres­sion au sein de l’U­nion Européenne pour que tous les pays mem­bres fassent de même. Ces accords doivent être passés à la fois avec les pays con­nus pour être des des­ti­na­tions de “tourisme sex­uel” en prove­nance de l’Eu­rope, et avec les pays dont un grand nom­bre de ressor­tis­sants com­met­tent des crimes et dél­its sex­uels sur le sol européen. Chaque pays sig­nataire doit s’en­gager à récupér­er tous ses ressor­tis­sants con­damnés pour crimes et dél­its rel­e­vant des vio­lences aux per­son­nes, à respecter les déci­sions d’ex­pul­sion, à assur­er le suivi adéquat (con­trôle judi­ci­aire ou effec­tu­a­tion de l’in­car­céra­tion sur place) et à con­fis­quer à vie le passe­port de ces crim­inels et délin­quants. L’Eu­rope est un puis­sant acteur diplo­ma­tique, économique, com­mer­cial et poli­tique : la diplo­matie fémin­iste n’est qu’une ques­tion de volon­té poli­tique. De plus, le développe­ment des passe­ports bio­métriques facilite grande­ment ce genre de poli­tiques et la triche est en passe de devenir impos­si­ble.

Les droits des femmes se conquièrent en envoyant des combattantes féministes sur tous les fronts, pas en interdisant aux féministes d’aller sur certains fronts

La tri­bune accuse Mar­lène Schi­ap­pa d’ériger les vio­leurs étrangers en “boucs émis­saires” et de se servir d’eux comme “diver­sion”, comme si con­damn­er cer­tains vio­leurs impli­quait de tolér­er le reste des vio­leurs, comme si com­bat­tre telle forme de vio­lence misog­y­ne sig­nifi­ait accepter les autres. Cette rhé­torique est exacte­ment la même que celle des catholiques réac­tion­naires, qui pleur­nichent à la chris­tianopho­bie à chaque nou­velle affaire de pédophilie dans l’Église.Vous vous acharnez sur les pédophiles dans l’Église alors qu’il y a plein d’autres pédophiles dans la société”, couinent-ils en chœur quand les vic­times de prêtres pédophiles arrivent à être enfin enten­dues, ou quand on révèle que l’Église catholique a investi des mil­lions d’eu­ros en lob­by­ing pour empêch­er le vote de lois anti-pédocrim­i­nal­ité.

J’ai assez étudié les bas-fonds réac­tion­naires, j’ai assez sondé leurs égouts rhé­toriques, pour savoir que la pleur­niche sur “le fémin­isme occi­den­tal qui érige tels hommes en boucs-émis­saires” est un des argu­ments antifémin­istes les plus dan­gereux qui soit. Il est inquié­tant de voir des mil­i­tantes fémin­istes de gauche sub­ven­tion­nées utilis­er mas­sive­ment cette rhé­torique antifémin­iste sans com­plexe.

Les droits des femmes se con­quièrent en envoy­ant des com­bat­tantes fémin­istes sur tous les fronts. Pas en inter­dis­ant aux fémin­istes d’aller sur cer­tains fronts, au motif que tel autre front serait “le vrai prob­lème”, ou qu’at­ta­quer sur tel front serait nég­liger un autre front. Toutes les mil­i­tantes fémin­istes sincères le savent très bien : quel que soit votre com­bat fémin­iste, quel que soit le front fémin­iste sur lequel vous vous engagez, vous trou­verez tou­jours des antifémin­istes pour vous expli­quer que “vous vous trompez de com­bat”, que “les vrais vio­leurs, les vrais misog­y­nes, ce n’est pas ceux que vous dénon­cez, c’est tel autre groupe”.

Nul n’a le droit de se pré­val­oir du fémin­isme s’il déclare :

“Vot­er la pénal­i­sa­tion du har­cèle­ment de rue ? Vous n’y pensez pas ! Cela stig­ma­tis­erait les harceleurs de rue racisés, c’est injuste par rap­port aux sit­u­a­tions de har­cèle­ment hors espace pub­lic !”

“Non, ne stig­ma­ti­sons pas les vio­leurs étrangers car cela ferait oubli­er qu’il y a des vio­leurs autochtones !”

“Ces salopes de fémin­istes hys­tériques devraient cess­er de hurler à l’a­gres­sion sex­uelle pour une sim­ple main au cul par un bon gaulois, car cha­cun sait que les vrais salauds misog­y­nes ce sont les étrangers !”

“Haha ! Les fémi­nazies hurlent à la cul­ture du viol en Occi­dent alors qu’en réal­ité c’est dans tel pays d’Asie que les femmes sont vrai­ment opprimées !”

“La lutte con­tre les vio­lences obstétri­cales, c’est un caprice de fémin­iste bour­geoise qui vit dans le con­fort. Les vrais agresseurs ne sont pas les médecins auteurs de vio­lences obstétri­cales, mais les mecs qui vio­lent des femmes dans des park­ings !”

“Pourquoi dénon­cez-vous les vio­leurs dans le pati­nage artis­tique alors qu’il y en a égale­ment dans le milieu de la nata­tion ? pati­na­geo­phobes !”

“Pénalis­er le har­cèle­ment au tra­vail ? Ah non, ce serait faire des hommes tra­vailleurs des boucs-émis­saires alors qu’il y a plein de chômeurs qui com­met­tent des vio­lences sex­istes.”

Ces argu­ments antifémin­istes vous sem­blent sur­réal­istes ? Eh bien pour­tant, le troisième a été énon­cé très sérieuse­ment par Eric Zem­mour dans son livre Le Sui­cide français et les deux suiv­ants sont répétés en boucle depuis des années par toute la réa­cosphère. Pire encore, les deux pre­miers de la liste sor­tent de la bouche de gau­cho-fémin­istes. Sou­venez-vous, cela s’est passé en 2017. Quand Mar­lène Schi­ap­pa a lancé son pro­jet de loi pour punir d’a­mende le fait d’in­ter­peller une femme dans la rue pour la traiter de “sale p*te”, “chi­enne”, “keh­ba” et j’en passe, un groupe de mil­i­tants d’ex­trême-gauche antiracistes, dont la plu­part étaient des femmes se récla­mant du fémin­isme, se sont mobil­isés con­tre cette loi, car punir le har­cèle­ment de rue “stig­ma­tise la diver­sité”. Au lieu de se réjouir que les pou­voirs publics pren­nent enfin des mesures con­tre le har­cèle­ment de rue, elles accu­saient la min­istre de “vis­er spé­ci­fique­ment un lieu fréquen­té par des pop­u­la­tions sociale­ment et raciale­ment stig­ma­tisées”.

Les gaucho-féministes veulent un féminisme qui ne vise personne

Que veu­lent au juste les gau­cho-fémin­istes quand elles accusent Mar­lène Schi­ap­pa de “vis­er spé­ci­fique­ment” les harceleurs de rue ou les agresseurs misog­y­nes étrangers ? Un fémin­isme qui “ne vise per­son­ne en par­ti­c­uli­er” ? Un fémin­isme qui ne pointe jamais la dimen­sion sys­témique et cul­turelle des vio­lences faites aux femmes ? Un fémin­isme qui ne froisse ni l’ego, ni le chau­vin­isme, ni la fierté iden­ti­taire religieuse de per­son­ne ?

Des vio­lences misog­y­nes, il y en a partout, dans tous les milieux. Mais ces vio­lences, on ne les com­bat pas en inter­dis­ant aux femmes de point­er la respon­s­abil­ité de chaque milieu dans les vio­lences misog­y­nes qui se per­pétuent en son sein. On ne peut com­bat­tre les vio­lences misog­y­nes sans analyser de manière pré­cise, sans dénon­cer publique­ment les mécan­ismes soci­aux, cul­turels, religieux, qui inci­tent des mem­bres du groupe à com­met­tre des vio­lences con­tre les femmes, qui min­imisent la grav­ité de ces vio­lences, qui cul­tivent l’im­punité des agresseurs, qui cul­pa­bilisent les vic­times et les poussent à se taire. On ne gagne pas une guerre en bom­bar­dant à l’aveu­gle ni en inter­dis­ant aux com­bat­tantes de vis­er l’en­ne­mi avant de tir­er.

Il existe deux tests très sim­ples pour recon­naître les fauss­es fémin­istes. Pre­mier test : est-ce que cette per­son­ne milite au détri­ment du fémin­isme pour une autre cause que le fémin­isme ? Sec­ond test : est-ce que cette per­son­ne nie, d’une manière ou d’une autre, la dimen­sion sys­témique des vio­lences misog­y­nes ?

Le pre­mier test, les gau­cho-fémin­istes ne le passent pas. C’est claire­ment la cause “Touche pas à mon pote” qui l’emporte. “Mon pote étranger t’a agressée ? Mon pote étranger t’a vio­lée ? Touche pas à mon pote, sale raciste. #MeToo, d’ac­cord, mais ça dépend du statut de ton agresseur. S’il est autochtone, ça va, tu peux réclamer son exclu­sion sociale. S’il est étranger, non, tu n’as pas le droit de réclamer son exclu­sion de la com­mu­nauté nationale. Tu dois œuvr­er à l’in­clu­siv­ité absolue, y com­pris avec les vio­leurs.” Voilà en sub­stance le mes­sage que font pass­er les gau­cho-fémin­istes dans cette tri­bune et dans le reste de leur œuvre.

La plu­part des sig­nataires de la tri­bune tra­vail­lent pour des par­tis de gauche qui récla­ment le droit de vote pour les étrangers en France : NPA, PCF, EELV. Elles mili­tent toutes égale­ment pour que la France n’ex­pulse pas les vio­leurs et agresseurs misog­y­nes étrangers. Ain­si donc, tout ce petit monde milite pour que les hommes étrangers qui vio­lent ou tabassent des femmes en France aient le droit de vot­er en France. Depuis quand le fémin­isme con­siste-t-il à militer pour les droits des vio­leurs ? Depuis quand accueil­lir des crim­inels misog­y­nes et se bat­tre pour qu’ils pèsent dans les élec­tions français­es est-il un com­bat fémin­iste ? Je crois plutôt que vos maîtres savent que dans 15 ans, plus per­son­ne hormis des étrangers vio­leurs ne voudra vot­er pour leurs par­tis de merde. Vous faites pass­er la cause de vos maîtres avant celle des droits des femmes.

Quant au sec­ond test, le résul­tat n’est pas plus glo­rieux. Voyons plus en détail.

La néga­tion du car­ac­tère sys­témique des vio­lences misog­y­nes peut pren­dre plusieurs formes : la pre­mière, la plus con­nue, c’est le fait de réduire les vio­lences misog­y­nes à des cas isolés ; la sec­onde, c’est de pré­ten­dre que les vio­lences misog­y­nes sont l’a­panage de tels groupes spé­ci­fiques à l’ex­clu­sion des autres ; la troisième, c’est de pré­ten­dre que puisque la misog­y­nie existe partout, alors il ne faut pas analyser com­ment chaque groupe humain (milieu pro­fes­sion­nel, com­mu­nauté, reli­gion, cul­ture, groupe poli­tique, famille, classe sociale, etc.) génère sa pro­pre com­bi­nai­son de fac­teurs de vio­lences misog­y­nes.

Les réac­tion­naires se parta­gent entre la pre­mière et la sec­onde forme de néga­tion de la dimen­sion sys­témique des vio­lences misog­y­nes : ils oscil­lent entre le dis­cours de dépoli­ti­sa­tion du prob­lème des vio­lences misog­y­nes et le chau­vin­isme crétin con­sis­tant à pré­ten­dre que “le vrai patri­ar­cat, c’est les arabes et les noirs, tan­dis que chez nous, tout va bien, c’est l’amour cour­tois et la gaulois­erie douce”.

Les gau­cho-fémin­istes sont quant à elles entre la sec­onde et la troisième forme : elles oscil­lent entre un dis­cours de gauche faisant de la supré­matie blanche et du cap­i­tal­isme les sources uniques de la dom­i­na­tion mas­cu­line et les dis­cours flous sur le mode “le patri­ar­cat est partout, donc cessez de vouloir analyser les spé­ci­ficités de la cul­ture du viol islamique ou les mécan­ismes de l’omer­ta machiste dans telle com­mu­nauté étrangère, ban­des de sales racistes”. On en arrive donc à une sit­u­a­tion ubuesque où, en con­texte mil­i­tant gau­cho-fémin­iste inter­sec­tion­nel, il est per­mis de généralis­er au point de dire “men are trash” (“les hommes sont des déchets”), où il est égale­ment per­mis de cibler cer­tains groupes pour analyser les spé­ci­ficités de la cul­ture du viol en leur sein (les “boy’s clubs” bour­geois, le monde de l’en­tre­prise, le milieu des jeux vidéos, la médecine…), mais où il est formelle­ment inter­dit d’analyser les mécan­ismes de l’op­pres­sion misog­y­ne dans cer­tains autres groupes (les musul­mans, les divers­es com­mu­nautés africaines, qu’elles soient eth­niques, lin­guis­tiques ou nationales, les gauchistes non pas seule­ment en tant qu’hommes, mais en tant que groupe d’hommes de gauche soudés par des buts mil­i­tants pré­cis et une idéolo­gie pré­cise, sol­idaires entre eux, pour le meilleur et pour le pire…).

Le déni réac­tion­naire face à la dimen­sion sys­témique des vio­lences misog­y­nes, on le con­naît bien. Le déni gau­cho-fémin­iste face à la dimen­sion sys­témique des vio­lences misog­y­nes est beau­coup moins étudié et beau­coup plus sournois, car ces mil­i­tantes pré­ten­dent juste­ment recon­naître la dimen­sion sys­témique des vio­lences misog­y­nes. Ce déni con­siste à nier la diver­sité des sys­tèmes de dom­i­na­tion des femmes et à inter­dire aux fémin­istes d’en étudi­er les spé­ci­ficités. Ce déni a des con­séquences graves : les gau­cho-fémin­istes organ­isent, de con­cert avec leurs copains gauchistes, l’omer­ta sur les vio­lences misog­y­nes dans cer­taines com­mu­nautés, en cul­pa­bil­isant les vic­times d’avoir par­lé et en con­damnant à la mort sociale les femmes qui ten­tent de bris­er cette omer­ta.

Jeter l’anathème sur une fémin­iste qui pointe le respon­s­abil­ité de telle com­mu­nauté dans les vio­lences misog­y­nes qui se per­pétuent en son sein, c’est nier la dimen­sion sys­témique des vio­lences misog­y­nes. On ne peut pas lut­ter con­tre des vio­lences sys­témiques quand on nous inter­dit de décrire le sys­tème en ques­tion et les innom­brables sous-sys­tèmes qui le com­posent. Qu’il existe des points com­muns entre ces sys­tèmes de dom­i­na­tion ne sig­ni­fie pas qu’il s’agisse tou­jours exacte­ment du même sys­tème, ni que les solu­tions et dis­cours à apporter doivent être iden­tiques dans toutes les con­fig­u­ra­tions. Aucune femme ne devrait se faire insul­ter, cul­pa­bilis­er, ostracis­er, men­ac­er, cen­sur­er, pour avoir pointé une respon­s­abil­ité col­lec­tive dans les vio­lences qu’elle a subies.

Le féminisme ne peut avancer sans demander des comptes à chaque communauté pour les actes misogynes commis en son sein

La mal­hon­nêteté des auteures de la tri­bune con­tre Mar­lène Schi­ap­pa est fla­grante. On peut être en désac­cord avec elle et avec la poli­tique qu’elle mène au sein du gou­verne­ment. Mais l’ac­cuser de faire des hommes étrangers des “boucs émis­saires” est absurde, quand on sait com­bi­en elle s’est investie dans des chantiers fémin­istes sans aucun rap­port avec les hommes étrangers. Elle s’est par exem­ple engagée pour la par­ité dans les entre­pris­es, pour l’al­longe­ment du con­gé pater­nité, con­tre les vio­lences con­ju­gales, et fut la toute pre­mière min­istre à s’at­tel­er au sujet des vio­lences obstétri­cales. Quoi que vous puissiez penser de sa poli­tique, com­ment osez-vous la met­tre dans le même sac que le RN qui ne par­le des vio­lences faites aux femmes que pour point­er les étrangers, et qui fait sem­blant de se préoc­cu­per des droits des femmes pour faire oubli­er son mil­i­tan­tisme anti-IVG et son pro­jet rétro­grade de réserv­er cer­taines allo­ca­tions aux mères au foy­er mar­iées ?

Toutes les vio­lences misog­y­nes ont une dimen­sion poli­tique et com­mu­nau­taire. En tant que lutte poli­tique de défense col­lec­tive des lib­ertés des femmes, le fémin­isme ne peut avancer sans deman­der des comptes à chaque com­mu­nauté pour les actes misog­y­nes com­mis en son sein, que cette com­mu­nauté soit une entre­prise, une classe sociale, une reli­gion, un secteur économique, un quarti­er, un groupe poli­tique, une nation, une famille, ou une cul­ture. On notera que les respon­s­abil­ités com­mu­nau­taires se déploient à des échelles vari­ables et peu­vent se super­pos­er, s’in­clure ou s’ex­clure plus ou moins, se crois­er, s’en­tremêler, chaque indi­vidu se trou­vant, comme cha­cun sait, à l’in­ter­sec­tion de plusieurs groupes soci­aux.

Le fémin­isme ne peut avancer si à cha­cun de ses pas, on l’ac­cuse de point­er des “boucs-émis­saires”, si, à chaque fois que les fémin­istes dénon­cent les vio­lences sex­uelles dans tel milieu, dans tel groupe humain, on se met à leur reprocher de ne pas par­ler des autres milieux. Que le camp chré­tien réac­tion­naire ait le culot d’ac­cuser les fémin­istes de “point­er des boucs émis­saires” à chaque fois qu’elles dénon­cent des vio­lences misog­y­nes dans les milieux chré­tiens blancs bour­geois, c’est pitoy­able mais pas sur­prenant. Que des fémin­istes de gauche qui touchent des sub­ven­tions pour défendre les droits des femmes se per­me­t­tent de bal­ancer les mêmes argu­ments que les chré­tiens réac­tion­naires misog­y­nes à la face des vic­times dans le but de les réduire au silence et de les exclure du fémin­isme, là, c’est car­ré­ment crim­inel, et c’est une trahi­son.

La trahi­son des femmes par les gau­cho-fémin­istes se man­i­feste de manière douloureuse pour les vic­times. La cul­pa­bil­i­sa­tion des femmes par les accu­sa­tions de racisme pousse lit­térale­ment des femmes à ne pas porter plainte con­tre leur vio­leur ou agresseur de peur que celui-ci ne soit expul­sé. Les vic­times des groom­ing gangs musul­mans pak­istanais et bangladais en Angleterre, qui sont des mil­liers à avoir subi des vio­ls racistes, et que les autorités ont pen­dant des décen­nies refusé d’aider parce que la révéla­tion des atroc­ités subies par ces jeunes filles aurait risqué de nour­rir l’is­lam­o­pho­bie, n’ont reçu aucun sou­tien fémin­iste. Cer­taines ont été assas­s­inées. Beau­coup ont été men­acées de mort. Pas de #MeToo pour les sur­vivantes. Mar­lène Schi­ap­pa est une des rares fig­ures fémin­istes de gauche a avoir publique­ment déclaré son sou­tien aux vic­times des groom­ing gangs. Est-ce un hasard si elle se fait étriller par les gau­cho-fémin­istes qui l’ac­cusent de xéno­pho­bie ? L’une des sig­nataires de la tri­bune est Anaïs Bour­det, fon­da­trice de Paye Ta Shneck. Je me sou­viens très bien de Paye Ta Shneck. C’é­tait la pre­mière plate­forme française de témoignage de har­cèle­ment de rue. J’é­tais ent­hou­si­aste. Pour la pre­mière fois, je voy­ais une prise de parole col­lec­tive et publique sur ce prob­lème qui m’a énor­mé­ment affec­tée durant toutes mes années d’é­tu­di­ante à Paris. J’ai envoyé mon témoignage, comme des mil­liers de femmes. Jamais eu de nou­velles, alors que je voy­ais des tas d’autres témoignages pub­liés. Je me suis dit que c’é­tait sans doute un hasard, qu’il y en avait telle­ment qu’elles devaient sélec­tion­ner. Puis, plusieurs années plus tard, au sein du groupe fémin­iste que j’ai fondé, de nom­breuses femmes m’ont rap­porté avoir vécu la même chose avec Paye Ta Shneck. Tous nos témoignages avaient pour point com­mun de con­tenir un élé­ment qui pou­vait pos­si­ble­ment évo­quer une orig­ine étrangère de nos agresseurs (un “wesh”, un “wal­lah” dans les pro­pos rap­portés, par exem­ple). Tous nos témoignages ont fini à la poubelle. J’ai reten­té l’ex­péri­ence avec une autre anec­dote. Mon témoignage a de nou­veau fini à la poubelle. Cer­taines d’en­tre nous rap­por­tions des men­aces de mort, de vio­ls et de coups. Nos témoignages ont fini à la poubelle tan­dis que ceux de femmes voilées rap­por­tant des pro­pos insul­tants (mais sans men­aces) étaient pub­liés, mis en valeur. Donc j’ai cessé d’ac­corder le béné­fice du doute à Anaïs Bour­det.

Le gaucho-féminisme, une aubaine pour les misogynes réactionnaires

Dans la dénon­ci­a­tion du “fémona­tion­al­isme” dans la tri­bune gau­cho-fémin­iste, il y a un point qui est vrai : il y a bel et bien un phénomène de récupéra­tion du fémin­isme par les mil­i­tants réac­tion­naires, et lorsque ceux-ci pré­ten­dent se souci­er des droits des femmes, en réal­ité, ils ne font qu’agiter la fig­ure du vio­leur étranger pour ven­dre à l’opin­ion publique l’idée que les sociétés occi­den­tales seraient irréprochables au niveau des vio­lences misog­y­nes, qu’on n’au­rait pas besoin du fémin­isme chez les blancs. Cette pro­pa­gande vise à s’ériger en “vrais défenseurs des femmes” pour faire oubli­er com­bi­en le camp réac­tion­naire déploie de l’én­ergie pour faire reculer les lib­ertés des femmes en Occi­dent.

Mais en accu­sant de racisme et en exclu­ant du fémin­isme toute femme récla­mant l’ex­pul­sion des étrangers auteurs de vio­lences con­tre les femmes, les gau­cho-fémin­istes se met­tent au même niveau que les réac­tion­naires qu’elles dénon­cent. Pire encore, elles se font les idiotes utiles du camp réac­tion­naire, qui se frotte les mains quand il voit des fémin­istes trahir avec une telle out­rance les français­es vic­times de vio­lences misog­y­nes. Les gau­cho-fémin­istes qui jet­tent des tomates à Mar­lène Schi­ap­pa tien­nent mot pour mot le dis­cours qu’Er­ic Zem­mour attend d’elles pour nour­rir sa pro­pa­gande antifémin­iste.

Quand vous insul­tez les fémin­istes récla­mant l’ex­pul­sion des étrangers agresseurs et vio­leurs, vous obéis­sez à l’a­gen­da machiste de l’ex­trême-gauche antiraciste, dont un des prin­ci­paux com­bats con­siste à réclamer tou­jours plus de lax­isme pour les hommes vio­lents, tou­jours plus d’in­clu­siv­ité pour les enne­mis des droits des femmes, tou­jours plus de com­pas­sion pour les crim­inels et délin­quants qui, dans leurs écras­an­tis­sime majorité, sont de sexe mas­culin.

Ni Cologne, ni Vichy !

Mais les gau­cho-fémin­istes qui mili­tent pour empêch­er l’ex­pul­sion des vio­leurs et tabasseurs de femmes étrangers hors de France ne sont pas seule­ment des agents du lax­isme envers les auteurs de vio­lences con­tre les femmes. Elles sont car­ré­ment des sabo­teuses du fémin­isme. Ces mil­i­tantes déploient une énergie colos­sale à ancr­er dans l’opin­ion publique que le vrai fémin­isme con­siste à trans­former la France en terre d’asile pour les vio­leurs.

“Vous voulez que les droits des femmes pro­gressent dans notre pays ? Qu’on libère la parole sur les vio­lences sex­uelles et qu’on pro­tège les vic­times de vio­lences con­ju­gales ? D’ac­cord, mais dans ce cas, vous devez accepter la venue de mil­lions d’hommes issus des pays les plus vio­lem­ment patri­ar­caux, vous devez faire des efforts pour inté­gr­er les étrangers qui vien­nent com­met­tre des vio­lences misog­y­nes chez vous, et vous devez accepter l’is­lami­sa­tion de l’e­space pub­lic dans votre pays”.

Voilà le chan­tage igno­ble auquel se livre l’ex­trême-gauche qui s’ac­ca­pare le fémin­isme en ostracisant toute fémin­iste qui ne veut pas choisir entre sa lib­erté et sa sécu­rité, entre les droits des femmes à dis­pos­er de leur corps et le droit de son peu­ple à dis­pos­er de lui-même. “Alors, femme française, Cologne, ou Vichy ?”

Sans le tra­vail de sape opéré par les gau­cho-fémin­istes, il n’y aurait pas tant de jeunes femmes qui se lais­sent abuser par les promess­es hyp­ocrites de la fachos­phère. Elles se tour­nent vers ce milieu parce que c’est le seul endroit où elles ne se font pas insul­ter, men­ac­er, dif­famer, ostracis­er, quand elles dis­ent que la plu­part des hommes qui les ont agressées dans la rue étaient des arabes. Cer­taines arrivent là par trau­ma­tisme de la vio­lence des accu­sa­tions de racisme qu’elles ont subies de la part de leurs proches après un viol. D’autres ont enten­du leurs pro­pres par­ents leur dire “tu ne vaux pas mieux que les ter­ror­istes” quand elles ont voulu par­ler à leur famille de leur expéri­ence du har­cèle­ment de rue. Alors, elles cherchent des gens qui les récon­for­tent. C’est l’e­uphorie, la bouf­fée d’air frais, sauf que peu à peu, elles décou­vrent que ce milieu est gan­grené par une misog­y­nie déli­rante, la dic­tature des chré­tiens réac­tion­naires, et une cul­ture du har­cèle­ment. Elles voulaient fuir Cologne, La Chapelle-Pajol, les voilà coincées à Vichy. J’ai des piles de témoignages de har­cèle­ment et d’a­gres­sions sex­uelles au sein de ce milieu. Je ne peux rien en faire sans l’aide d’or­gan­i­sa­tions fémin­istes qui ont plus de moyens et d’ex­péri­ence que moi dans l’ac­com­pa­g­ne­ment des vic­times. Mais si je tra­vaille avec une fémin­iste d’une organ­i­sa­tion recon­nue, elle sera imman­quable­ment déclarée per­sona non gra­ta. Toutes les fémin­istes de gauche qui ont été juste polies avec moi en pub­lic se sont faites rap­pel­er à l’or­dre par des gau­cho-fémin­istes.

Vous ne pouvez pas entendre les voix que vous avez vous-mêmes réduites au silence

Une phrase de la tri­bune est par­ti­c­ulière­ment savoureuse : “Nous, fémin­istes, n’avons jamais revendiqué une quel­conque dou­ble peine pour les étrangers”. Qui est ce nous ? Toutes les fémin­istes que je fréquente, et j’en fréquente un paquet au bout de douze ans de mil­i­tan­tisme fémin­iste, toutes les fémin­istes de mon entourage, dis-je, y com­pris celles qui votent à gauche, sont favor­ables à l’ex­pul­sion des étrangers qui com­met­tent des vio­lences con­tre les femmes sur notre sol.

Si vous ne con­nais­sez pas de fémin­istes récla­mant cette mesure, c’est tout sim­ple­ment parce que vous pra­tiquez l’ex­clu­sion sys­té­ma­tique de toutes les fémin­istes ne se soumet­tant pas à l’a­gen­da de l’ex­trême-gauche pro-lax­isme judi­ci­aire et pro-inclu­siv­ité des crim­inels étrangers, et parce que les fémin­istes de gauche autour de vous ont peur de vous dire ce qu’elles pensent puisqu’elle savent d’a­vance que vous les traiterez comme des crim­inelles.

Quand vous dites que vous ne con­nais­sez pas de fémin­iste pour l’ex­pul­sion des agresseurs étrangers, vous par­lez comme les mas­culin­istes qui dis­ent ne con­naître aucune femme vic­time de viol. Vous ne pou­vez pas enten­dre les voix que vous avez vous-mêmes réduites au silence.

Le “féminisme inclusif” consiste à exclure 70% des femmes françaises du féminisme

Seules 30% des femmes français­es ont voté à gauche lors des dernières élec­tions prési­den­tielles. En exclu­ant les femmes de droite du fémin­isme, le “fémin­isme inclusif” exclut 70% des femmes français­es du fémin­isme. Le fémin­isme inclusif que revendiquent les gau­cho-fémin­istes, c’est exiger des fémin­istes occi­den­tales qu’elles jet­tent à la poubelle la laïc­ité, la sécu­rité et leur lib­erté de parole sur les divers­es respon­s­abil­ités col­lec­tives à l’œuvre dans les vio­lences misog­y­nes, pour ne pas froiss­er l’ego racial et religieux des musul­mans et des chré­tiens. À l’heure où l’opin­ion publique ne cesse de se droi­tis­er, il est irre­spon­s­able de faire dépen­dre la survie du fémin­isme de la survie de la gauche. Tan­dis que les organ­i­sa­tions poli­tiques dites de droite sont inté­grale­ment noy­autées par le lob­by chré­tien réac­tion­naire, la base élec­torale de droite, elle, est de plus en plus mas­sive­ment pro­gres­siste et profémin­iste, et ce mal­gré la pro­pa­gande antifémin­iste à laque­lle elle est exposée quo­ti­di­en­nement.

Les fémin­istes n’ont jamais été aus­si silen­cieuses sur le lob­by­ing misog­y­ne chré­tien que depuis que lui a été assignée la mis­sion de ménag­er la sus­cep­ti­bil­ité des musul­mans. Il y a quelques jours aux États-Unis, la Cour Suprême a autorisé les employeurs à exiger le dérem­bourse­ment de la con­tra­cep­tion et de l’IVG pour leurs employées cou­vertes par la mutuelle de l’en­tre­prise. Cette régres­sion pater­nal­iste des droits des femmes est inté­grale­ment le fruit du lob­by­ing chré­tien. Pour­tant, dans le com­mu­niqué du Plan­ning Famil­ial améri­cain con­damnant cette déci­sion, aucune men­tion n’est faite du chris­tian­isme. Les coupables ne sont jamais nom­més. L’idéolo­gie qui a inspiré cette attaque des droits des femmes n’est jamais évo­quée. Or le Plan­ning améri­cain est comme vous, gau­cho-fémin­iste, à fond dans la lutte inter­sec­tion­nelle et dans la lutte con­tre tout pro­pos pou­vant froiss­er les musul­mans. Et for­cé­ment, quand on se fixe pour mis­sion de n’of­fenser aucun musul­man, par cohérence, on en vient à ne plus rien dire non plus quoi que ce soit de nature à heurter les chré­tiens. Le Plan­ning famil­ial améri­cain s’est bâti dans la cri­tique rad­i­cale du chris­tian­isme. Il est en train de couler par soumis­sion aux lob­bies chré­tiens et musul­mans.

Dans tout le monde occi­den­tal, des mil­i­tants chré­tiens, musul­mans et juifs unis­sent leurs forces pour bâil­lon­ner la lib­erté de parole sur leurs reli­gions lib­er­ti­cides, et ils utilisent pour ce faire un ver­nis pro­gres­siste, comme l’ONG Coex­ist. Les lob­bies religieux se débrouil­lent pour s’in­fil­tr­er partout, tant à gauche qu’à droite, chez les fémin­istes comme chez les antifémin­istes, chez les pro­gres­sistes comme chez les con­ser­va­teurs, et for­ment de vastes nébuleuses dans les champs de l’as­so­ci­atif, des poli­tiques publiques, et de “l’é­conomie sociale et sol­idaire”.

C’est ain­si qu’on se retrou­ve avec une régres­sion de l’ac­cès à la con­tra­cep­tion et à l’IVG aux États-Unis. C’est ain­si qu’on se retrou­ve en France avec des “comités d’éthique” rem­plis de lob­by­istes religieux qui invi­tent l’Archevêque de Mar­seille à don­ner son avis sur les droits repro­duc­tifs des femmes les­bi­ennes et céli­bataires. Depuis quand un État laïc con­sulte-t-il des évêques pour déter­min­er si oui ou non les femmes ont le droit de faire des bébés de telle ou telle manière ? Depuis quand le clergé a‑t-il le droit de dicter aux sci­en­tifiques, à qui nous devons tant de pro­grès pour les femmes, sur quels sujets de recherche ils ont le droit ou non de tra­vailler ?

Les gaucho-féministes, larbins du christianisme après être devenues les marchepieds de l’islam

Vous avez bien con­tribué à leur dérouler le tapis rouge, quand vous avez mis tant d’én­ergie à musel­er la parole fémin­iste sur les reli­gions, quand vous avez servi joyeuse­ment de cham­bre d’é­cho à tous ces lob­by­istes religieux qui assim­i­lent la cri­tique des reli­gions à de la “dis­crim­i­na­tion” et de “l’ap­pel à la haine” — “hate crime”, comme dis­ent les anglo­phones. Ou bien encore, quand vous avez fait une pub­lic­ité éhon­tée à l’as­so­ci­a­tion Lal­lab, parte­naire de Coex­ist, dont tout le mil­i­tan­tisme con­siste à redor­er l’im­age de l’is­lam, à maquiller le voile islamique en sym­bole d’empow­er­ment fémin­iste, allant même jusqu’à aller faire des séances de pro­mo­tion du hijab dans des écoles publiques français­es.

Tout ça dans un con­texte où des femmes sont empris­on­nées tous les ans en Iran pour refus du port du hijab. L’an dernier, la blogueuse gau­cho-fémin­iste Valérie Rey-Robert a même déclaré qu’il était “raciste” de “con­sid­ér­er que les croy­ants auraient un sex­isme dif­férent des autres”, et s’est van­tée de n’avoir pas pointé le chris­tian­isme de la mil­i­tante de la Manif Pour Tous Agnès Cerighel­li, par souci d’é­gal­ité de traite­ment avec les musul­mans, qu’elle met un point d’hon­neur à ne pas heurter dans leur foi d’amour et de paix. Les gau­cho-fémin­istes s’in­cli­nent devant les reli­gions misog­y­nes lib­er­ti­cides comme le pape de l’Église catholique baise les pieds de migrants musul­mans (oui, oui, il a vrai­ment fait ça, on a même la pho­to). Bref, les gau­cho-fémin­istes sont fières d’être dev­enues les larbins du chris­tian­isme après être dev­enues les marchep­ieds de l’is­lam.

Entre leur col­lab­o­ra­tion active avec les religieux, leur mil­i­tan­tisme pour les droits des vio­leurs étrangers, leur tra­vail de cen­sure des témoignages de vic­times de vio­lences misog­y­nes, leur sab­o­tage du fémin­isme par exclu­sion de 70% des femmes français­es, leur détourne­ment des ressources fémin­istes pour trans­former le fémin­isme en chas­se gardée de l’ul­tra-gauche immi­gra­tionniste, leurs numéros de grand-guig­nol visant à faire pass­er le fémin­isme pour ce que les Zem­mour et con­sorts veu­lent à tout prix qu’il soit, la trahi­son gau­cho-fémin­iste com­mence sérieuse­ment à se voir. Il est temps que les fauss­es fémin­istes ren­dent des comptes.

Vous vous préoc­cup­pez en per­ma­nence de ménag­er la répu­ta­tion des com­mu­nautés musul­manes, allant même jusqu’à jouer un rôle act­if dans l’omer­ta. Vous vous souciez telle­ment de la répu­ta­tion des musul­mans et des hommes migrants, que pour sauver la répu­ta­tion de ces gens, vous n’hésitez pas à détru­ire la répu­ta­tion du fémin­isme en en faisant un sym­bole de la soumis­sion aux patri­ar­cats importés.

Déconstruisez votre privilège bourge

Vous qui aimez tant vous auto-fla­geller, avec des airs de vieilles dévotes hyp­ocrites, de votre “priv­ilège blanc”, je vous sug­gère de met­tre vos pul­sions de repen­tir au ser­vice d’une cause utile : décon­stru­isez votre priv­ilège de gross­es bourges. Quand vous utilisez votre maîtrise des codes bour­geois pour vous faire arroser de sub­ven­tions et rafler des marchés publics, et que vous utilisez votre posi­tion dom­i­nante au sein du fémin­isme pour insul­ter les femmes des quartiers pop­u­laires qui ten­tent déséspéré­ment d’alert­er sur le har­cèle­ment de rue dont elles sont vic­times, pour les traiter de racistes dan­gereuses et pour déclar­er dans les médias que la solu­tion est “d’élargir les trot­toirs”, vous ne faites qu’é­taler votre priv­ilège bourge à la face de toutes les femmes des quartiers pau­vres. Oui, Car­o­line de Haas, je par­le de vous. Taisez-vous, écoutez-nous, remet­tez vos priv­ilèges bourges en ques­tion, réfléchissez sur les con­séquences de vos actes, et ensuite seule­ment, revenez nous par­ler.

Quand vous refusez de soutenir les vic­times des vio­ls de masse racistes de Telford et Rother­am, qui ont fait des mil­liers de vic­times, presque toutes des jeunes filles pro­lé­taires blanch­es, quand vous prêtez main forte aux censeurs des vic­times en répé­tant en chœur avec eux que par­ler de ce scan­dale risque de faire le jeu des xéno­phobes, alors même que les bour­reaux n’ont eu de cesse de revendi­quer leurs moti­va­tions raciales et religieuses, vous agis­sez en sales bourges et vous crachez au vis­age de toutes les femmes pau­vres d’Oc­ci­dent. Quand vous militez avec vos copains du NPA, de la France Insoumise, du PCF, d’EELV, pour que la France accueille tou­jours plus de pop­u­la­tions mas­cu­lines issues de pays ultra-patri­ar­caux, et que vous militez pour qu’on les intè­gre même quand ils vio­len­tent des femmes, vous affichez votre mépris pour les mil­lions de femmes français­es qui subiront dans leurs quartiers pau­vres les con­séquences de vos choix irre­spon­s­ables. Les femmes pau­vres sont les plus touchées par les vio­lences et par la délin­quance. Quand des quartiers entiers s’is­lamisent, c’est le quo­ti­di­en de mil­lions de femmes qui s’en trou­ve bousil­lé. Quand des villes de Seine-saint-Denis devi­en­nent en majorité musul­manes, vous vous frot­tez les mains parce que c’est pour vous et vos copains la seule manière de vous faire réélire en promet­tant des mosquées et toutes sortes d’in­san­ités clien­télistes, et vous vous fichez bien des con­séquences que tout ça peut avoir sur le quo­ti­di­en des femmes qui y vivent. Com­bi­en de Mila en France a‑t-on ignoré par votre faute ? Com­bi­en de Mila en France ont gardé le silence, ne sachant pas à qui s’adress­er ?

Ce qu’on appelle aujour­d’hui l’af­faire Mila s’est joué à un cheveu. Cela fai­sait plus d’une semaine que Mila était assail­lie par des mil­liers de men­aces de mort, de vio­ls, de tabas­sage et de tor­ture et d’in­jures sex­istes, racistes et les­bo­phobes, quand elle m’a con­tac­tée. C’est un ami à moi qui lui avait écrit in extrem­is avant qu’elle ne perde ses accès aux réseaux soci­aux, pour lui dire que j’é­tais déter­minée à faire tout ce que je pou­vais pour l’aider. Quand elle m’a con­tac­tée, elle était dans une détresse que peu de gens peu­vent imag­in­er. Elle était seule face à ses harceleurs, son seul sou­tien était sa famille, elle voy­ait son avenir foutu, ses rêves de car­rière en miettes, ne pou­vait même plus met­tre un pied dehors sous peine de tabas­sage. Quand une asso­ci­a­tion sub­ven­tion­née d’aide aux mineurs vic­times de cyber-har­cèle­ment a con­tac­té Mila et sa famille, sa seule “aide” a con­sisté à exiger que Mila soit inter­dite de toute présence sur les réseaux soci­aux, qu’elle se taise, qu’elle se terre, qu’elle se fasse oubli­er. Objec­tif : pas de vagues. Quitte à ce que la répu­ta­tion de Mila soit flinguée à vie, quitte à ce qu’elle ne puisse plus jamais met­tre un pied au lycée, quitte à subir en silence les men­aces et le har­cèle­ment. Cette asso­ci­a­tion bosse avec vous, les gau­cho-fémin­istes. Je ne crois pas aux hasards. Du coté du lycée de Mila, même obses­sion d’e­touf­fer l’af­faire. Aucune mesure prise à l’en­con­tre des cama­rades de classe qui avaient bal­ancé son adresse per­son­nelle et ten­té d’or­gan­is­er son lyn­chage physique. Mila ne m’a nulle­ment con­tac­tée pour des raisons poli­tiques, comme vos cama­rades de Medi­a­part l’ont pré­ten­du dans le but de servir aux harceleurs de Mila le dis­cours qu’ils voulaient enten­dre, non, Mila m’a écrit parce que j’é­tais tout sim­ple­ment la seule fémin­iste déter­minée à tout met­tre en œuvre pour l’aider, dans la sit­u­a­tion dés­espérée où elle se trou­vait. Au lieu de vous deman­der com­ment faire plaisir aux mil­i­tantes islamistes qui squat­tent le fémin­isme, deman­dez-vous pourquoi Mila n’a eu que moi vers qui se tourn­er, dans un pays qui compte autant d’as­so­ci­a­tions gau­cho-fémin­istes sub­ven­tion­nées. Deman­dez-vous pourquoi elle savait, du haut de ses 16 ans, qu’elle ne pour­rait obtenir aucune aide de votre part. Deman­dez-vous com­ment vous avez fait pour bousiller à ce point la répu­ta­tion du fémin­isme français. Deman­dez-vous pourquoi le lien de con­fi­ance entre les asso­ci­a­tions fémin­istes et une part crois­sante des femmes de ce pays est totale­ment brisé, mal­gré le fait que les femmes sont de plus en plus fémin­istes.

Quand Mila, jeune chanteuse les­bi­enne de 16 ans, a dû être dés­co­lar­isée et rester enfer­mée chez elle durant des semaines pour éviter d’être physique­ment lynchée par ses cama­rades de classe, quand elle essuyé plus de 30 000 men­aces de mort et des cen­taines de mil­liers de pub­li­ca­tions de har­cèle­ment sur les réseaux soci­aux, vous avez détourné le regard, parce que la pri­or­ité pour vous, c’é­tait votre agen­da d’ex­trême-gauche, c’é­tait de préserv­er la répu­ta­tion de votre élec­torat musul­man. Par­mi les per­son­nes qui ont par­ticipé à son har­cèle­ment, il y avait un bon paquet de gau­cho-fémin­istes et de “fémin­istes musul­manes” (sic), ces femmes que vous chou­choutez tant, ces femmes envers qui vous avez décrété que le fémin­isme devrait se mon­tr­er “inclusif”, quitte à expulser la majorité des femmes français­es du fémin­isme. Je peux vous fournir volon­tiers les cap­tures d’écran attes­tant des mag­nifiques résul­tats de votre fémin­isme inclusif avec les big­otes, dis­crim­i­na­toire envers les laïques. Par la faute de votre mil­i­tan­tisme bourge, des mil­lions de jeunes femmes dans leur quarti­er en France vivent en sit­u­a­tion de minorité eth­nique et religieuse au milieu d’une jeunesse désor­mais par endroits à 70% orig­i­naire de pays extra-européens ultra-patri­ar­caux, majori­taire­ment musul­mans. Les chiffres sont indiqués ici, au cas où vous auriez le courage de regarder en face le résul­tat de votre mil­i­tan­tisme.

Quand des hommes vien­nent dans notre pays pour vio­l­er et tabass­er des femmes, vous vous mobilisez pour les défendre et nous forcer à cohab­iter avec ces ordures. Vous réclamez même qu’on leur donne le droit de vote.

Quand des mil­i­tants religieux misog­y­nes mili­tent pour sup­primer des droits aux femmes, vous vous soumet­tez, vous vous pliez en qua­tre pour assou­vir le moin­dre de leurs caprices, et telles des kapos, vous réprimez toutes les fémin­istes qui osent froiss­er l’ego religieux de ces mil­i­tants.

Quand des femmes anglais­es sont vic­times de vio­ls racistes de masse, comme à Telford et Rother­ham, vous les ignorez et insul­tez toutes les fémin­istes qui osent les soutenir.

Quand des femmes veu­lent s’en­gager au sein du fémin­isme, vous les jetez comme des mal­pro­pres si elles veu­lent expulser les vio­leurs, mais vous les accueillez à bras ouverts si elles arborent l’é­ten­dard d’une reli­gion misog­y­ne lib­er­ti­cide qui proclame noir sur blanc l’in­féri­or­ité de la femme, qui chaque année en Indonésie con­damne des femmes à des fla­gel­la­tions publiques si elles ont des rela­tions sex­uelles sans être mar­iées, qui chaque année en Iran con­damne des femmes à de la prison parce qu’elles ont osé mon­tr­er leurs cheveux, qui égorgea quan­tité de femmes libres en Algérie, et qui, partout où elle tri­om­phe, trans­forme la vie des femmes en un enfer.

Quand des femmes ont voulu témoign­er de leur expéri­ence du har­cèle­ment de rue, des insultes, men­aces de mort, de vio­ls et de tabas­sages qu’elles ont reçues dans l’e­space pub­lic, vous avez jeté leurs témoignages à la poubelle, parce que les harceleurs n’avaient pas le pro­fil qui arrangeait votre agen­da poli­tique.

Du fond du cœur : allez vous faire foutre. Et ren­dez l’ar­gent. Et s’il reste un résidu de fémin­isme sincère au fond de vos âmes de kapos, présen­tez vous excus­es à toutes les femmes et à toutes les fémin­istes que vous avez trahies.

Pour une coordination interpartisane des fronts féministes

Je per­siste et je signe : l’is­lam­o­pho­bie et la chris­tianopho­bie ne sont pas seule­ment des droits dans un pays laïque garan­tis­sant la lib­erté d’ex­pres­sion ; il s’ag­it car­ré­ment d’un devoir fémin­iste. Ces idéolo­gies religieuses sont toutes deux d’im­por­tants dif­fuseurs de misog­y­nie et pra­tiquent un lob­by­ing poli­tique intense pour détru­ire les lib­ertés des femmes.

Il est urgent de met­tre en place une coor­di­na­tion inter­par­ti­sane des fronts fémin­istes. Les mil­i­tants religieux lib­er­ti­cides et les mas­culin­istes ne se gênent pas pour faire du lob­by­ing dans la total­ité de l’échiquier poli­tique. Aux uns, ils jurent que leur reli­gion est la plus fémin­iste qui soit ; aux autres, ils promet­tent que leur reli­gion, remise au cen­tre de l’État, redressera les femelles comme elles le méri­tent. Ils n’ont aucun scrupule et s’en­traident joyeuse­ment, tan­dis que vous, vous ostracisez vos cama­rades fémin­istes dès qu’ils vous l’or­don­nent, per­suadées d’avoir ain­si fait pro­gress­er “la cause”, bande de pigeonnes que vous êtes.

Les gau­cho-fémin­istes soumis­es à leurs maîtres religieux et immi­gra­tionnistes met­tent leur énergie à faire du fémin­isme la chas­se gardée de la gauche, quitte à exclure 70% des français­es du fémin­isme. À l’in­verse, ma mis­sion est d’ap­porter les lumières du fémin­isme à la droite. C’est ma pri­or­ité absolue, tout mon tra­vail est sub­or­don­né à ce but et je m’y dédie entière­ment. Une étape essen­tielle pour amen­er les femmes et hommes de sen­si­bil­ité dex­triste au fémin­isme, c’est de bris­er la main­mise chré­ti­enne réac­tion­naire sur toutes les organ­i­sa­tions poli­tiques présen­tées comme étant de droite. À cause de cette main­mise, les organ­i­sa­tions poli­tiques éti­quetées à droite sont en décalage com­plet avec leur base élec­torale, mas­sive­ment pro­gres­siste et ouverte aux idées fémin­istes, pour peu qu’Er­ic Zem­mour et Car­o­line de Haas veuil­lent bien cess­er leur pro­pa­gande abjecte con­sis­tant à présen­ter l’in­té­gra­tion des vio­leurs étrangers comme un devoir fémin­iste. Il nous faut des luttes fémin­istes sur tous les fronts, dans tous les milieux, toutes les com­mu­nautés, tous les groupes poli­tiques. Je ne pour­rai pas déra­tis­er la droite française de ses misog­y­nes réac­tion­naires sans l’aide des fémin­istes de gauche. Et heureuse­ment, des fémin­istes de gauche sincères, qui font pass­er la cause des femmes avant tout, j’en con­nais un paquet.

J’ai bien assez bourlin­gué avec des fémin­istes de gauche pour savoir que beau­coup ne sont pas comme les gau­cho-fémin­istes que j’ai décrites dans ce texte. J’ai con­nu bien assez de fémin­istes de gauche, et j’ai bien assez lu sur l’his­toire du fémin­isme, pour savoir qu’il a existé et qu’il existe tou­jours quan­tité des fémin­istes de gauche d’une sincérité absolue. Je ne doute pas un seul instant de la sincérité mil­i­tante fémin­iste de Marie-Hélène Lahaye, d’O­vi­die, ou encore de San­drine Rousseau, toutes fémin­istes et femmes de gauche. Les col­la­bos et les phago­cy­teuses sont une minorité qui tyran­nise les autres fémin­istes, lesquelles se retrou­vent pris­es en otage.

J’in­vite toutes les fémin­istes, de gauche comme de droite, à se ser­rer les coudes autant que les misog­y­nes entre eux, et à se torcher avec les anathèmes que profèrent les gau­cho-fémin­istes à l’en­con­tre de toute fémin­iste qui oserait point­er le mil­i­tan­tisme misog­y­ne de l’is­lam et du chris­tian­isme, soulign­er les spé­ci­ficités de leurs dis­cours oppres­sifs, et réclamer l’ex­clu­sion des hommes qui agressent, vio­lent, frap­pent ou tuent des femmes.

Refu­sons le chan­tage que les gau­cho-fémin­istes et les misog­y­nes réac­tion­naires font peser sur les fémin­istes. Ni Cologne, ni Vichy !

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